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A VANOSC, SAMEDI 24 novembre 2019 : SUR LES TRACES de Flavie MARY...

Par son arrière-petite-nièce Véronique SAUVINET
Publié le mercredi 27 novembre 2019 par Mairie

On peut vraiment dire que Flavie Mary a surgi d’un coup du passé : tout a démarré d’un improbable coup de fil qui était l’aboutissement d’un labeur acharné pour retrouver la trace de cette femme étonnante.

Véronique SAUVINET
Daniel GEAILLON de Vocance, Béatrice VIEU de St Cyr et Marie-Jeanne GAY de Vanosc de la famille de Flavie MARY
Au premier plan Marcel JALLION petit neveu de Flavie MARY
Ce livre retrace l’histoire du textile à vanosc de 1797 à 2005. Outre le mémoire de Max Poinas et le texte sur Flavie MARY, plus de 40 témoignages (ouvriers et patrons) sont présentés ainsi que divers articles. Une vraie tranche de vie de Vanosc
Muriel BONIJOLY initiatrice, coordonnatrice a également assuré la mise en page du 12 ème carnet de La Vanaude

Muriel Bonijoly, son mari et Monsieur le Maire de Vanosc ont en effet sillonné les routes et étudié les archives pour donner vie à un nom et prénom qui apparaissaient discrètement mentionnés dans un livre d’Histoire sur les textiles (La soie en Vivarais d’Elie Reynier). Et ils ont découvert une femme à l’existence assez extraordinaire : fille d’agriculteurs, ancienne religieuse puis ouvrière dans le textile, secrétaire syndicale, elle conduisit une grève importante à Vanosc en 1923…

De fil en fil, Muriel est arrivée aux descendants qui en fouillant dans de vieilles photos, ont réussi à donner un visage à Flavie Mary.
Si l’inauguration de l’Espace Flavie Mary a bien eu lieu, le vernissage du livre sur le textile à Vanosc Je suis les liens que je tisse en revanche, a connu une série de contretemps et d’imprévus (neige, vent et coupures d’électricité mémorables) comme si Flavie Mary au fond répugnait à sortir de l’oubli…

C’est pourtant devant son beau portrait, ainsi que ceux d’autres femmes syndicalistes du textile, que la soirée a eu lieu. C’était très émouvant, pour les descendants de Flavie, extérieurs au village, de découvrir cette communauté visiblement soudée autour de l’association La Vanaude, et autour de son maire. L’accueil a été particulièrement chaleureux.

Serge Bonijoly, président de la Vanaude , a ouvert la soirée en présentant Flavie Mary et son courageux engagement :pour la famille, c’est à ce moment qu’elle a vraiment repris sa place , qu’elle est sortie de l’ombre où on la tenait depuis si longtemps.

Les enfants des écoles, encadrés par leurs institutrices, ont chanté une comptine sur le tissage : on voyait bien qu’ils étaient très heureux de participer et le résultat a été réussi.

Monsieur le Maire, ensuite, a évoqué le Vanosc du tissage, et les conflits entre ouvriers et patrons ; mais il a rappelé que rien n’était simple, et que le tissage a permis aux habitants de compléter leurs revenus. En dépit de sa dureté, la vie pouvait être heureuse, car elle était remplie des liens sociaux et familiaux. Et si certains patrons ont traité scandaleusement mal leurs ouvriers, tous n’ont pas été dans ce cas..

Enfin, Muriel Bonijoly a rappelé l’importance des liens en expliquant que le titre du livre était une citation d’Albert Jacquard. Grâce à elle, d’ailleurs, et à la Vanaude, les descendants de Flavie Mary, les familles Jaillon, Geaillon et Mary ont eu le grand bonheur de se retrouver et de se connaître !

Nous avons enfin tous assisté au visionnage du film de Gérard Mordillat Mélancolie ouvrière. Ce beau film présentait la vie romancée de Lucie Baud, ouvrière dans la soie, qui conduisit des grèves en 1905 et 1906 à Voiron et Vizille. Accompagné d’une très belle musique et d’images magnifiques, le film insistait sur l’exploitation particulièrement effroyable des femmes dans le textile à cette époque. Et la vie de Lucie Baud en témoignait, en se terminant de manière tragique.

Le verre de l’amitié a conclu la soirée.

Le village a su conserver visiblement la capacité à créer des liens et à les entretenir tant la bonne humeur était présente. Ainsi, même si la grève conduite par Flavie Mary n’a pas été un succès, et que sa vie personnelle s’en est trouvée fracassée, comme le montre une photo d’elle prise à la fin de sa vie, c’est néanmoins elle et son exemple qui, soixante-cinq ans après sa mort, réunissaient encore les habitants de Vanosc, et ses descendants.

Véronique SAUVINET
de Toulouse

Merci à Véronique pour ce texte et à sa famille et à ses cousins locaux Marie-Jeanne GAY, Daniel GEAILLON et la famille VIEU, pour leur présence.

Serge Bonijoly, président de La Vanaude a ouvert la soirée
Participation sympathique d’élèves de l’école publique Raymond Aubrac et de l’école privée St Joseph.
Yves Boulanger a donne lecture d’extraits de l’avant-propos écrit par Blandine CORONT DUCLZEAU, descendante du fondateur de l’industrie textile à Vanosc...
Max POINAS, "déclencheur" du livre JE SUIS LES LIENS QUE JE TISSE.

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