Catégorie : Associations & Culture

  • LES 500 BEBES VOLES DE LA DICTATURE, CE VENDREDI 29 MAI à 20h30

    LES 500 BEBES VOLES DE LA DICTATURE, CE VENDREDI 29 MAI à 20h30

    Après l’hommage rendu, il y a 15 jours, à Gabriel Longueville, prêtre ardéchois assassiné en Argentine, La Vanaude débutera son week-end argentin ce vendredi 29 mai à 20h30 à l’annexe municipale, place des Droits de l’Homme, par une soirée consacrée aux 500 bébés volés de la dictature.L’argentine est présente en permanence à Vanosc…Une affiche de la campagne pour l’identité

    Un film d’Alexandre Valenti retraçant le combat acharné des Grands-mères de la place de Mai pour retrouver leurs petits-enfants disparus, introduira l’intervention d’Estela Belloni du collectif argentin pour la mémoire.

    Le combat exemplaire et universel de ces grands-mères a permis de retrouver 116 enfants qui ont récupéré leur véritable identité. Ces enfants sont nés dans des camps de détention et de torture où leurs mères étaient séquestrées, maintenues en vie jusqu’à l’accouchement, pour qu’ensuite l’enfant soit confié à une famille proche du régime ou toute autre personne ignorant la vérité sur cet enfant.

    Estela Belloni fera le point sur cette question douloureuse et parlera de la campagne pour le « Droit à l’Idendité » lancée récemment par Madame l’Ambassadeur de la République Argentine en France.

    L’importante problématique des droits de l’homme ne sera bien évidemment pas le seul sujet du week-end. Une présentation générale du pays, l’histoire du Tango, l’influence de la France dans la culture argentine, de la musique traditionnelle, des repas typiques, des expositions….sont au programme de ce week-end qui s’annonce riche et prometteur…

    Le programme :

    Vendredi 29 mai :

      Après-midi : rencontre d’Estela Belloni (Collectif Argentin pour la Mémoire) avec les scolaires (cycle 3 de Vanosc à13h30 et classes de 3ème du Collège de la Lombardière d’Annonay 16h00)

      20h00 : Projection Les 500 bébés volés de la dictature (film 90 mn)

      21h30 : Conférence et débat par Estela Belloni.

    Samedi 30 mai :

      15h00 : Conférence de présentation générale de l’Argentine : présentation du pays, histoire, économie, aspects culturels… assurée par Mme María del Carmen Squeff, Ambassadeur d’Argentine à Paris.

      16h30 : Présentation de l’association Sol.Ar et du Collectif Argentin pour la Mémoire

      17h30 : Inauguration officielle du week-end par Mme María del Carmen Squeff et verre de l’amitié (offert par la municipalité)

      A partir de 18h30 Soirée tango

    18h30 Conférence L’histoire du tango par Estela Belloni

    19h00 Conférence La France dans les paroles du Tango par Alberto Epstein.

    19h30 Spécialités culinaires avec Empanadas, choripan, tartes salées….

    20h30 Musique avec le trio Acordate Tango (guitares, chant et bandonéon)
    et démonstrations de Tango (danseurs de St Etienne)

    Dimanche 31 mai

      10h30 : Film Victor. Histoire d’un photographe argentin utilisé (sous la torture) par les militaires pour réaliser des photos d’identité dans les locaux de l’ESMA (École supérieure de mécanique de la Marine, le plus connu des centres clandestins de détention). Ce photographe a réussi à cacher les pellicules et à les ressortir après les évènements… (48mn)

    Débat avec les réalisatrices Alice et Cécile Verstraeten.

      12h00 : Repas typique. Locro : plat unique à base de Ragout au Maïs…

      14h00 : Conférence L’influence de la culture française en Argentine par Carlos Bernstein (Sol.Ar)

      Après-midi Peña :

    • Musique et chansons du folklore argentin (Giamba)

    • Scène ouverte (Tango…)

    En permanence, stands et expositions –  Hijos de Julio Pantoja (diaporama de photos des enfants de personnes disparues) –  Las Madres del monte de Julio Pantoja (photos de femmes qui se battent contre la déforestation en cours) –  Les Mères et Grands-mères de la Place de Mai (photos du Collectif Argentin pour la Mémoire) –  Affiches pour la mémoire et contre l’impunité –  Stand institutionnel sur l’Argentine avec documentations, CD de tango, affiches… –  Exposition de Gabriel Longueville (prêtre de Viviers enlevé pendant la dictature) –  Perpetuo de Gaston Tomasetig (photographe argentin) –  Exposition de Cécilia Delgado céramiste argentine. – Carnets de Voyage de Mélanie Carton –  Livres….

    Les associations partenaires :
    • Association Sol.Ar (Solidarité Argentine) (Lyon). Présidente : Sara Carrizo Giambastiani
    • Collectif Argentin pour la Mémoire (Paris) : Présidente Alicia Bonet-Krueger. Sera présente Mme Estela Belloni. (co-fondatrice)

    Avec le soutien de l’ambassade d’Argentine à Paris : Mme María del Carmen Squeff (Ambassadeur).

  • L’ARGENTINE, VUE PAR MELANIE, PETITE FILLE DE JOANNES ET ALVINA FANGET…

    L’ARGENTINE, VUE PAR MELANIE, PETITE FILLE DE JOANNES ET ALVINA FANGET…

    Vous pouvez retrouver le premier envoi de Mélanie, en cliquant dans la rubrique « CARNET de VOYAGES » à gauche, dans la page d’accueil.La narration ci-dessous, de son périple à travers le pays avec une incursion au Chili invite…voyage… et/ ou à venir au week-end argentin des 29, 30 et 31 mai…à VANOSC..Merci à Mélanie, son style alerte et rythmé, ses précisions documentaires, rendent la lecture de son texte d’autant plus passionnante…Merci également pour ses superbes photos…Mélanie, en grande forme, dans un paysage magnifiqueMélanie, à gauche, avec Yvette sa maman, deuxième en partant de la droiteMélanie et Yvette, bien reçue en Argentine.Avec son ami Baïla dans la ville natale du Che…La « Noche Buena », nuit de Noël….sous le soleil.

    Décembre 2014. Une fois la capitale bien assimilée, il était temps de découvrir l’ « intérieur » comme on l’appelle ici. Je profite donc de mes 3 mois de vacances universitaires pour sillonner le territoire avec mon sac à dos. Seule, en couple, avec un groupe d’amis français, avec ma maman, avec une amie… en bus, en voiture, en stop, en vélo, à pied… à la campagne, dans des villes plus ou moins grandes… dans des lieux touristiques ou dans des coins pommés au plus près des locaux… voilà mes différentes expériences du pays.

    En réalité je triche un peu parce que j’ai fait quelques petites excursions avant les vacances.
    Pas bien loin de la capitale, toujours dans la province de Buenos Aires.

    -Tigre tout d’abord .

    C’est une ville située dans l’estuaire du Rio de la Plata. Du coup les maisons sont construites sur de petites îles reliées entre elles par des canots. Un des rares endroits où tu vas à l’école en bateau…

    -La Plata,

    capitale de la province de Buenos Aires (la ville de Buenos Aires étant la capitale fédérale, du pays). Ville construite pour être « parfaite » : quadrillée (comme c’est la coutume en Argentine), mais avec des numéros au lieu des noms de rues, et traversée par des avenues en diagonale, avec des parcs à chaque grande intersection.
    Je dois avouer qu’on est tombés un jour de grosse pluie donc on a surtout vu la belle cathédrale et le musée de sciences naturelles.
    http://www.laciudad.laplata.gov.ar/turismo/accesos-y-planos/planodelaciudad

    -Sol y Verde.

    Quartier de José C. Paz. Volontariat avec l’association TECHO pour monter une maison en kit, tout en bois, pour des familles défavorisées. Les maisons sont surélevées de manière à ce qu’elles ne s’inondent pas lorsque frappe une des grosses pluies typiques de Buenos Aires (qui peut durer deux jours). C’est en effet un des gros problèmes de ces quartiers. Cela m’a permis de rentrer dans l’intimité d’une classe difficile à rencontrer autrement. Très belle expérience, pleine de partage. J’ai commencé à intégrer la coutume du maté et son cousin le « terere » (avec la même herbe mais mélangé à du jus et des glaçons).

    -Rosario. La ville du Che et de Messi

    Troisième ville du pays, dans la province de Santa Fe. En stop avec une amie française. Logée dans l’appartement vide de ma famille éloignée. Séjour animé par ma couchsurfeuse d’Ushuaïa dont je parle plus bas. On rencontrera d’ailleurs ses parents qui sont des phénomènes. Son père nous chantera par exemple la chanson péroniste en français approximatif.

    Ce qui marque : on respire ! Il y a un parc aménagé tout au long du fleuve Paraná (et non entouré par des routes comme à Buenos Aires) et celui-ci est exploité pour la baignade (ce qui n’est pas le cas à BA). Il y a même des îles, où nous nous rendrons, qui permettent de se sentir vraiment hors de la ville. Le monument au drapeau est un des symboles de la ville, aussi connue pour être la ville natale du Che Guevara et de Léo Messi.

    Nous, ce qui nous a surtout plut c’est le bar en hommage à Jean-Michel Basquiat, artiste peintre américain pionnier de la mouvance « underground ».

    Un peu plus loin de la capitale. Après plus de 20h dans un bus.

    -Puerto Madryn ou la Peninsula Valdes.

    Partie seule (ce que je ne resterai pas longtemps) pour prendre l’air… à la saison des baleines. Impressionnante faune marine : pingouins (avec l’incroyable Punta Tombo et ses milliers d’amis), loups de mer (là je me suis lâchée, je suis allée nager avec eux), baleines franches australes qui font leur show…

    Maintenant on passe aux choses sérieuses… Petit été de folie dans la grandeur argentine.

    En couple. En stop.

    Cordoba.

    Capitale de la province, deuxième ville du pays : Ville jésuite, ce qui a donné un très joli centre. Ville dont la proportion d’étudiants universitaires par rapport à la population globale est l’une des plus élevée au monde. Direction Alta Gracia où le Che a déménagé dans son jeune âge pour des problèmes respiratoires. Visite de sa maison reconvertie en musée. Puis la Cumbrecita, village piéton (avec cascades s’il vous plaît) au milieu des collines.

    San Juan.

    Maison de l’ancien président Sarmiento. Villa pas ouf. On galère à se rendre en stop à la Difunta Correa. Histoire du lieu : une femme meurt de soif en marchant dans le désert argentin. Quand on la retrouve son enfant est vivant, il tête son sein. Un culte s’est alors formé autour de cette femme. On retrouve de petits sanctuaires partout en Argentine, aux abords des routes, et les Argentins, en particulier les camionneurs, lui font des offrandes (notamment des bouteilles d’eau pour apaiser sa soif).

    La Rioja.

    Valle de la Luna, paysage désertique impressionnant, à perte de vue. Un pasteur évangéliste qui nous prend en stop nous fait entrer dans le livre du Seigneur… hmm… Visite de la Laguna Brava, à 4200m d’altitude, avec ses vigognes et flamants rose. L’occasion d’une belle amitié avec notre guide Pedro qui nous invitera d’ailleurs chez lui pour rencontrer toute la famille, jouer de la guitare et goûter aux bonnes empanadas de sa maman. C’est Noël. Retour à Villa Castelli chez une famille rencontrée sur la route qui nous a invités à fêter la « Noche Buena » chez eux. Cacho, Iquiri, Ara et Vale Olivera. Asado de lechon (cochon de lait) ainsi que pétards et feux d’artifice sont au rendez-vous.

    Les expériences de voyage :

    Réaction obligatoire lorsque les gens aperçoivent la casquette de La Boca portée par Baïla. L’accent particulier dans ces provinces « Soy de Chiver » (Soy de River)/ “La Chioja”(La Rioja). La rareté de la couleur noire dans ces contrées (les regards, « Drogba ! », « t’es brésilien ? », « vous allez vendre des bracelets ? », « Il est Français hein ! »…).

    La générosité et l’hospitalité des gens, peut-être accentuée par leur ferveur religieuse et l’approche de Noël (« J’allais boire mon maté à la Difunta Correa et je vous ai vu sous ce soleil plombant, je ne pouvais pas vous laisser là. Vous avez soif ? Faim ? Tenez. »/ « Que Dieu vous garde »/ Une voiture nous rattrape : « on tient une boutique, on vous a vu passer, tenez cette bouteille de Sprite bien fraîche, on peut vous avancer un peu en voiture ? Ensuite on retournera travailler »).

    Entre amis français. En bus, voiture et stop.

    Chili.

    Retrouvailles à Santiago de Chile, la capitale. On dort chez des jeunes rencontrés sur le site « couchsurfing » qui permet de mettre en contact des gens souhaitant héberger/être hébergés gratuitement, pour partager une expérience. Ville plus aérée que Buenos Aires et entourée de collines, ce qui permet d’ailleurs une vue surplombante agrémentée pourquoi pas d’un coucher de soleil. Très beau musée de la mémoire et des droits de l’homme.

    Déploiement impressionnant des Carabiniers chiliens en prévention d’éventuels débordements d’une manifestation pour la réclamation de droits du peuple indigène majoritaire Mapuche (le « peuple de la terre »).

    Direction Valparaiso, plus grand port chilien avant la construction du canal du Panama. Ville natale d’Allende (tout comme de Pinochet…). Il faut de bonnes jambes pour parcourir la ville colorée car elle est presque entièrement formée de « cerros » ou collines (qui forment d’ailleurs des quartiers assez communautaristes).

    On y fêtera mon anniversaire en mangeant du bon poisson ! Je finis d’ores et déjà avec le Chili en avançant dans le voyage. Tout au sud du pays se trouve le magnifique parc de Torres del Paine combinant lacs, montagnes et glaciers. Un vrai joyau du trekking où nous marcherons 3-4 jours intenses en portant nos sacs remplis de boites de conserve…

    Mendoza.

    Route des vins en vélo. Route des Andes en voiture. C’est la deuxième qui nous aura le plus fait tourné la tête, du « puente del inca » au « cristo redentor » marquant la frontière entre le Chili et l’Argentine, en passant surtout par le pied de l’Aconcagua (point culminant de la cordillère des Andes à presque 7000m) et la route 52 (de nuit et dans le brouillard) qui nous réservera bien des surprises, à commencer par la traversée, juste devant notre véhicule, d’un troupeau de vigognes sortant de la brume.

    Découverte de la Patagonie argentine.

    Course en stop entre Mendoza et Villa la Angostura VLA (1300km). Deux équipes de deux. Départ à midi. Quelques petits défis supplémentaires (dépenser le moins d’argent possible, prendre des photos avec tous nos chauffeurs, rouler dans le véhicule le plus improbable…).

    Bien sûr mon équipe a gagné : arrivée le lendemain du départ à 22h, notamment grâce à une famille de VLA qui nous permettra de parcourir 900km d’une traite et que nous reverrons à plusieurs reprises par la suite. Belles rencontres en route.
    Nous dormirons notamment chez des mormons super sympas à San Rafael.
    Villa la Angostura. La suisse argentine, dans la région des lacs. Première nuit avec Hugo sur la terrasse en béton derrière chez Lily, à la belle étoile… Deuxième nuit, une fois la seconde équipe arrivée, dans une maison de fortune au fond du jardin de José, dans le quartier non touristique. Troisième nuit puis la semaine suivante dans une magnifique villa d’un quartier privé, avec vue sur le lac Nahuel Huapi, prêtée par les parents d’un ami d’enfance. On y séjournera en compagnie d’une famille française (deux professeurs et leurs jeunes enfants) avec qui on passera vraiment du bon temps. Semaine randonnées, kayak, farniente sur la plage, baignades dans l’eau bien fraîche, route des sept lacs. « Wonderful » et tout confort, avec l’impression d’un retour en famille (jeux tous ensemble, goûter préparé par les parents).

    El Chalten.

    Une bonne vingtaine d’heures de bus plus tard, arrivée à la capitale argentine du trekking. Village créé de toutes pièces en 1985. On y passera 3 jours à faire des randonnées qui envoient du lourd, avec son Mont Fitz Roy et tout le tralala.

    El Calafate.

    Dernière étape avant Torres del Paine et notre séparation. On y visite la laguna nimez avec ses beaux oiseaux. Et bien sûr… le Perito Moreno, glacier le plus actif du monde, avec ses 250km2 de superficie, 5000m de front et 60m de hauteur. Je ne vais pas cacher mon émotion lorsque les morceaux de glace se détachent, font gronder le glacier et s’enfoncent dans l’eau créant de grosses vagues.

    Seule. En couchsurfing

    Ushuaïa.

    Ville la plus australe du monde. Mes compagnons n’étant pas décidés à s’y rendre, je prends la route seule. J’avais contacté une « couchsurfeuse » qui m’accueille à mon arrivée, après quelques jours passés en vadrouille à Puerto Natales et Punta Arenas du côté chilien. Lorena est médecin. Bien qu’elle travaille la journée on passera toutes nos soirées et week-end ensemble : roller-hockey, randonnées, bars, soirées chez les amis, repas conviviaux… Son copain Gustavo, plongeur de profession, sera aussi de très bonne compagnie. Je les reverrai tous les deux plus tard à Rosario, la deuxième ville du pays, d’où ils sont originaires. Je passe mes journées à visiter des musées (sur l’histoire de la région, ses découvertes et ses habitants), partir en croisière dans le canal de Beagle quelques heures sur un voilier, faire des randonnées… Un ami allemand rencontré à Torres del Paine me rejoindra et nous irons camper dans le parc national de la Terre de Feu pour faire de belles balades.

    Les expériences de voyage :

    La vie est chère en Patagonie… Rencontre avec beaucoup de Français (en particulier une fille de notre école qui voyageait seule) et quelques sympathiques Chiliens ou Argentins. La découverte de nos capacités de randonneurs. L’émerveillement face à ces paysages magnifiques, renforcé par l’effort fourni pour arriver au point de vue. Les nuits tous les quatre serrés sous la tente. Le vent d’enfer à Torres del Paine… et le froid ! Rencontre d’un couple de sexagénaires faisant le tour du monde avec leurs deux jeunes enfants. Les chiens, maîtres des lieux. Vivre l’épisode « Charlie » à distance… puis l’épisode « Nisman » sur place. L’attachement des Argentins pour les îles Malouines des Argentins.

    Avec ma maman. A pied et transports en commun.

    Maman est arrivée. Elle reste deux semaines. De quoi voir la capitale différemment… pour elle, qui, vivant en banlieue avec 3 enfants en bas âge, n’avait jamais vraiment vécu le vrai Buenos Aires… et pour moi, en redécouvrant le cadre de notre vie ici il y a 12 ans. Visite en vélo des quartiers résidentiels aisés de San Isidro et Acassuso. Retour dans mon école primaire franco-argentine et retrouvailles avec quelques personnes toujours présentes (ainsi que la famille avec qui nous avons passé une semaine à Villa la Angostura !). Asados à volonté avec les amis de mes parents.

    Puis direction Venado Tuerto, dans la province de Santa Fe, où habite notre famille éloignée. Accueil royal. Retour à la estancia, l’exploitation agricole de la famille, qui tente de conserver une certaine diversité (vaches, cochons, maïs, soja…) au lieu de se concentrer sur le soja qui a envahi la campagne argentine ces dernières années.

    Les expériences de voyage :

    Logement à San Telmo (assez populaire) puis dans un petit appartement prêté à Palermo (plutôt bobo). Danser le tango, la cumbia, puis sur de l’électro avec sa maman… Manifestation pour la vérité sur le sort d’Alberto Nisman, procureur argentin découvert mort la veille de sa comparution pour dénoncer le gouvernement argentin de couvrir les Iraniens dans l’affaire de l’attentat contre la AMIA (centre de la communauté juive). Cinéma : « Relatos salvajes », avec Ricardo Darin, qui a rappelé des souvenirs à maman notamment dans les histoires de voitures à la fourrière…

    Avec une amie. Le NOA. En bus et stop.

    Tucumán.

    Arrivée après de longues heures de bus et un retard dû à l’incendie d’un camion sur le bord de la route. La province est appelée le « jardin de la République » (pour sa végétation abondante) et la ville (San Miguel de Tucuman) le « berceau de l’indépendance » (puisqu’y a été signée l’indépendance des Provinces Unies d’Amérique du Sud, le 9 juillet 1816). On y fait une trèès rapide escale, qui ne nous enchante pas. Puis direction Amaicha del Valle, petit village tout mignon, pour y passer la nuit. Le lendemain, départ pour les ruines de Quilmes, ancienne cité indigène qui a résisté pendant 130 ans aux Espagnols. Point de vue époustouflant. On fait copain-copain avec les cactus et les lamas.

    Cafayate. Camping de Luis (belle rencontre) avec soirée autour du feu. Quebrada de las Conchas en vélo. Une superbe aventure ! De la « garganta del diablo » (gorge du diable) aux « castillos » (les châteaux) en passant par l’amphithéâtre ou l’obélisque. Puis c’est en stop que l’on repart. Un autre Luis, œnologue, nous emmène. On finira par dormir dans la splendide « finca » d’un de ses patrons, totalement isolée, à une heure de route merdique du moindre village, sans réseau. Le lendemain, Luis nous fera visiter Molinos puis nous déposera à Cachi. On y goûte notre première « humita », spécialité locale à base de pâte de maïs cuite dans la feuille du maïs. On se retrouve dans une benne de pick-up pour la route jusqu’à Salta mais le brouillard nous fera rater la plupart des paysages.

    Purmamarca.

    La montagne aux sept couleurs nous attend. Petite balade dans le « cerro » au coucher du soleil. Le lendemain on se posera un moment sur la montagne d’en face pour observer le paysage sur un fond de musique andine live remontant du village… Précieux. Au retour, c’est de là qu’on partira pour l’excursion à « Las Salinas Grandes » après la rencontre avec une femme géniale, Nicole, qui a fondé l’association « Les enfants d’Atacama ».

    Tilcara, où nous dépose une famille un peu étrange, après avoir assisté à la cérémonie d’enterrement du diable qui clôture le carnaval local. Visite de la Pucara, forteresse construite par les aborigènes Omaguacas.

    Iruya. Après 3h de route escarpée au départ d’Humahuaca, on se retrouve à Iruya, un petit village au milieu des montagnes. Seules dans notre camping. Splendide balade au mirador des condors qui porte bien son nom. Puis départ tôt le lendemain matin pour notre traversée piétonne au village de San Isidro, suivant de loin une vieille dame du coin toute mignonne, et accompagnées de notre fidèle chien. Epoustouflant. Retour en suivant le cours d’eau que l’on a dû traverser à plusieurs reprises et pendant lequel Malia a bien cru y rester, tout comme notre ami à quatre pattes !

    Laguna de los Pozuelos. Bus depuis Abra Pampa. Mon amie, aux cheveux bouclés, clairs, et aux beaux yeux bleus, est dénommée « poupée » par une gentille dame… Elle dénote en effet avec la population locale, andine, le teint mat et les cheveux biens sombres et raides. Et bon, vu qu’on est les seules touristes dans le coin… On nous dépose au poste des « guardaparques ». Marcos et Walter, deux personnages, nous déposent à la lagune. On y passe un moment, seules au milieu des vigognes, flamants roses et autres oiseaux… Pas un signe visible de vie humaine à l’horizon. Retour au poste où on tentera de dialoguer avec un monsieur sourd qui veut emmener « Malia aux yeux bleus » avec lui dans sa poche.

    Salta
    . Dernière étape. Musée archéologique de haute montagne avec les momies d’enfants sacrifiés par les incas, conservées par le froid… sueurs froides garanties.

    Les expériences de voyage :

    La tente est grande quand on n’est que deux à l’intérieur ! Le nord, c’est pas cher. La population est andine… on se croirait dans un autre pays, ce qui plaît bien à nos papilles et nos oreilles. Les paysages, ça ne change pas, c’est beau. Manger du lama mais en fait c’était du bœuf… et donc en remanger cette fois-ci pour de vrai. Faire encore de belles rencontres grâce au stop. Et surtout, se perdre dans l’immensité.

    J’achève ainsi mon récit, en espérant vous avoir fait voyager un peu avec moi. A vous de jouer, j’attends vos chroniques de baroudeurs aux quatre coins du monde !

    En montagne ou sur la plage, Mélanie, toujours facétieuse, à donf…

  • RITMOFIESTA : UNE SORTIE CLAIREMENT FESTIVE  à CLERIEUX

    RITMOFIESTA : UNE SORTIE CLAIREMENT FESTIVE à CLERIEUX

    Mulitiplication..des sorties pour Ritmofiesta… Ce dimanche, ce fut à Clérieux, pour un nouveau moment joyeux…Jamais de morosité avec la banda vanoscois qui pourrait aisément ajouter à son répertoire la fameuse chanson « Le marchand de bonheur »…

     » Dimanche, 8 heures, départ pour Clérieux dans la Drôme pour animer la fête de village qui a lieu chaque année à la même époque.

    Après un arrêt petit déjeuner cher à notre amis Alexandre, nous arrivons à Clérieux vers 10 heures pour animer le vide grenier qui a lieu dans la rue principale.

    Ensuite, viens l’heure de l’apéritif où comme à notre habitude nous mettons une grosse ambiance avec la participation des villageois.

    Pour midi, nos hôtes nous avait concocté une excellente paëlla pour reprendre des forces pour animer le corso de l’après-midi.

    Aux alentours de 15 heures le corso s’élança dans les rues de Clérieux sous un beau soleil. Nos amis de la « banda étoilienne » était avec nous pour égayer le cortège.

    La fin de la journée se termina par une aubade au centre de village. 19h, il était temps de rentrer à Vanosc où encore une fois Marc notre chauffeur attitré à eu droits à une haie d’honneur. Nos amis de Clérieux nous remercièrent de la plus belle des manières.

    C’est sûr, nous reviendrons !!!!!! « 

  • CE DIMANCHE 24 MAI : SORTIE BOTANIQUE CONTEE

    CE DIMANCHE 24 MAI : SORTIE BOTANIQUE CONTEE

    Sur des sites classés en zone d’espaces naturels sensibles, découverte de lafaune et la flore locale, remarquable ou comestible, balades ponctuéesd’échanges de savoir et de contes animées par desconteurs et botanistes de l’association « Le chant de la terre ».Richesse floristique des prés de fauche en gestion agricole traditionnelles et visite du jardin botanique.Parcours Facile durée environ 4h, rendez-vous à 14h00 devant l’église de Vanosc

    Sortie Botanique Contée Le Dimanche 24 Mai 2015 à VANOSC (07) Tarifs : 4€ Réservations au 04 75 34 38 87

  • 29, 30 et 31 mai, VANOSC à l’HEURE ARGENTINE

    29, 30 et 31 mai, VANOSC à l’HEURE ARGENTINE

    Après les préambules, projection du film « Les Acacias » avec le cinéma le Foyer et projection du film sur Gabriel LONGUEVILLE, le vendredi 29, le samedi 30 et le dimanche 31 mai, Vanosc vivra à l’heure argentine.Rencontres, Conférences, expositions, musique, danse et dégustations culinaires permettront de mieux connaître ce pays attachant d’Amérique Latine, le pays de Miguel Angel ESTRELLA…Tout cela dans une ambiance chaleureuse et conviviale… Comme là-bas, lors des « peñas »….Le programme que vous pouvez découvrir est très riche. Pour le repas de dimanche, il est préférable de retenir auprès d’un responsable de La Vanaude…Toutes les personnes intéressées sont invitées au moment inaugural, le samedi 30 mai à 17h30, en présence de Madame l’Ambassadeur.L’orchestre à l’Ecole jouera un morceau en son honneur avec la complicité des enseignantes locales et des profs d’Ardèche Musique et Danse…

    Vendredi 29 mai :

      Après-midi : rencontre d’Estela Belloni (Collectif Argentin pour la Mémoire) avec les scolaires (cycle 3 de Vanosc à13h30 et Collège de la Lombardière d’Annonay à 15h00)

      20h00 : Projection Les 500 bébés volés de la dictature (film 90 mn)

      21h30 : Conférence et débat par Estela Belloni.

    Samedi 30 mai :

      15h00 : Conférence de présentation générale de l’Argentine : présentation du pays, histoire, économie, aspects culturels… assurée par Mme María del Carmen Squeff, Ambassadeur d’Argentine à Paris.

      16h30 : Présentation de l’association Sol.Ar et du Collectif Argentin pour la Mémoire

      17h30 : Inauguration officielle du week-end par Mme María del Carmen Squeff et verre de l’amitié (offert par la municipalité)

      A partir de 18h30 Soirée tango

    18h30 Conférence L’histoire du tango par Estela Belloni

    19h00 Conférence La France dans les paroles du Tango par Alberto Epstein.

    19h30 Spécialités culinaires avec Empanadas, tartes salées….

    20h30 Musique avec le trio Acordate Tango (guitares, chant et bandonéon)

    et démonstrations de Tango (danseurs de St Etienne)

    Dimanche 31 mai

      10h30 : Film Victor. Histoire d’un photographe argentin utilisé (sous la torture) par les militaires pour réaliser des photos d’identité dans les locaux de l’ESMA (École supérieure de mécanique de la Marine, le plus connu des centres clandestins de détention). Ce photographe a réussi à cacher les pellicules et à les ressortir après les évènements… (48mn)

    Débat avec les réalisatrices Alice et Cécile Verstraeten.

      12h00 : Repas typique. Locro : plat unique à base de Ragout au Maïs…

      14h00 : Conférence L’influence de la culture française en Argentine par Carlos Bernstein (Sol.Ar)

      Après-midi Peña :

    • Musique et chansons du folklore argentin (Giamba)

    • Scène ouverte (Tango…)

    En permanence, stands et expositions

      Hijos de Julio Pantoja (diaporama de photos des enfants de personnes disparues)

      Las Madres del monte de Julio Pantoja (photos de femmes qui se battent contre la déforestation en cours)

      Les Mères et Grands-mères de la Place de Mai (photos du Collectif Argentin pour la Mémoire)

      Affiches pour la mémoire et contre l’impunité

      Stand institutionnel sur l’Argentine avec documentations, CD de tango, affiches…

      Exposition de Gabriel Longueville (prêtre de Viviers enlevé pendant la dictature)

      Perpetuo de Gaston Tomasetig (photographe argentin)

      Exposition de Cécilia Delgado céramiste argentine.

     Carnets de voyage de Mélanie Carton

      Livres….

  • BON ANNIVERSAIRE MONSIEUR le PRESIDENT.

    BON ANNIVERSAIRE MONSIEUR le PRESIDENT.

    La fête, forcément la fête pour Ritmofiseta…qui, jeudi dernier a animé avec brio le corso de Roussillon et a ensuite fêté dignement et en musique l’anniversaire de son dynamique président Cédric Montélimar.Le nouveau quadragénaire a parfaitement assuré …Les facéties de ses collègues…Fils et père.

    «  Nous avons animé le corso de Roussillon le jeudi 14 mai après midi dans une ambiance festive .Le 14 mai étant la date anniversaire de notre président Cédric, celui ci a voulu fêter ses 40 ans ce jour la en nous invitant le soir chez lui.

    A cette occasion nous lui avons fait une grosse surprise sur le corso en rendant son pupitre de trompettes totalement indisponible .
    Sans se dégonfler, il a donc assuré le départ du corso seul avec Kévin comme un grand de 40 ans !

    Après trois morceaux ses amis trompettistes lui ont fait la surprise de démarrer seuls, la pitxuri dans son dos .
    Quelle surprise de voir 5 trompettes venir le renforcer dans ce corso !

    Cette émotion passée dans un superbe corso, nous avons donc fini la soirée chez Cédric autour du verre de l’amitié en lui offrant encore des sensations plus fortes ! « 

    BON ANNIVERSAIRE…CEDRIC, NOUVEAU QUADRAGENAIRE .

  • GABRIEL LONGUEVILLE, UN LIEN HUMANISTE ENTRE L’ARDECHE ET L’ARGENTINE

    GABRIEL LONGUEVILLE, UN LIEN HUMANISTE ENTRE L’ARDECHE ET L’ARGENTINE

    Ce dimanche 17 mai, un nombreux public s’est rendu à l’Annexe Municipale pour découvrir le parcours exceptionnel du père Gabriel Longueville, né à Etables en Ardèche et assassiné en 1976 par la junte dictatoriale de Videla en Argentine.Proche des humbles, Gabriel Longueville, a oeuvré efficacement pour leur dignité, par la proximité, la compréhension, ou la formation, ce qui a déplu aux dirigeants de la dictature.L’assistance attentive au parcours de GabrielDaniel Misery et Gaby Moulin que l’on remercie pour leurs contributionsPascal Seignovert, maire d’Etables était présentRené Gai, Muriel Bonijoly et Daniel MiseryGabriel en Argentine, à ChamicalSa maison natale à EtablesLes argentins n’oublient pas…une rue au nom de Gabriel, une uatre au nom de son collègue Carlos.

    Pascal Seignovert, maire de son village natal avait fait le déplacement à Vanosc, ainsi que d’anciens élèves qui avaient eu Gabriel comme enseignant. Daniel Misery qui a participé à l’élaboration de l’exposition que le public pourra découvrir à Vanosc en fin de ce mois, et le père Gaby Moulin, qui a lui aussi connu Gabriel et qui a prêté le film, étaient bien sûr présents.

    Dans son un mot d’accueil d’ Yves Boulanger a rappelé qu’à Vanosc on a toujours du respect et de l’admiration pour celles et ceux qui se mobilisent en faveur de la dignité humaine…
    Des noms de rue ou de bâtiments en témoignent : salle Jean Moulin, école publique Raymond Aubrac, cantine Miguel Angel Estrella, ou rue Mémona Hintermann…

    Il ajouta que le film Padrecito, bien construit, permettra de bien comprendre, les enjeux de cette période terrible qu’a subi l’Argentine.

    Muriel Bonijoly présentait ensuite par le biais d’un diaporama le programme particulièrement riche du week-end argentin des 29, 30 et 31 mai prochains.

    A noter que Madame Squeff, ambassadeur de la République d’Argentine en France sera présente ainsi que des représentants de l’association Sol’Ar de Lyon et du collectif argentin pour la mémoire de Paris.
    Des réalisatrices de documentaire pourront aussi échanger avec le public. Des expositions compléteront les interventions…

    Daniel Misery raconta ensuite les principales étapes du parcours de Gabriel Longueville qui a su marquer positivement les gens qu’il a côtoyé aussi bien en Ardèche qu’en Argentine.

    Intervention de D.Misery :

    Né à Etables le 18 mars 1931 dans une famille d’agriculteurs de 8 enfants.

      Etudes primaires à l’école publique d’Etables où il passe son certificat d’études

      Etudes secondaires au petit séminaire Saint-Charles d’Annonay

      Etudes de philosophie et de théologie au séminaire de Viviers en 1949 où il obtient son baccalauréat

      Mobilisé en 1954, il participe à la guerre d’Algérie avec le grade d’aspirant parachutiste

      Ordonné prêtre le 29 juin 1957 à Viviers, il célèbre sa première messe à Etables le 7 juillet de la même année

      Etudes supérieures à la faculté catholique de Lyon : licence d’Anglais, certificat d’Espagnol.

      Doué pour les langues, il parle couramment l’Italien, l’Allemand et l’Arabe

      Professeur d’Anglais au petit séminaire Saint-Charles

    Quand il avait le temps, il donnait libre cours à sa créativité dans l’art de tailler et de peindre. Les sujets qui l’ont inspiré en sculpture ou en peinture :

      cocasses : le profil bedonnant d’un vieux curé de chez lui ;

      des racines enchevêtrées changées en animal hideux ;

      sacrés : l’ange Gabriel, Saint-Joseph, la Vierge Marie, le Christ souffrant, le Christ glorieux ;

      les sujets de la vie : chanteur, paysan typique argentin ;

      la nature : les montagnes, les sources, le feu, l’eau, la neige, le pain, les villes modernes, les ranchos misérables….

    « Il savait donner une âme à un cep de vigne, un visage expressif à un personnage historique ainsi qu’à un évêque… ».

      Arrivée à La Rioja en mars 1972

    Après un court séjour dans le diocèse de Corientès, et comme tant d’autres dans l’ensemble de ce continent, Gabriel s’est mis corps et âme au service de l’église de La Rioja dans le nord-ouest de l’Argentine, à quelque 15 heures de bus de Buenos Aires, où il arrive en mars 1972.

    Gabriel apparaît comme un homme tranquille, peu expansif, intérieurement passionné, résolu, ne supportant pas l’injustice, le mensonge, « la façade » qu’il stigmatise par le dessin et la peinture auxquels il s’adonne, avec un humour parfois mordant. Il voulait aller jusqu’au bout de lui-même, jusqu’au bout de sa foi et de l’Evangile.

    « Ce n’était pas un curé de bureau »

    « Il consacrait sa vie au service des populations pauvres pour lesquelles il avait fait le grand bond par-dessus l’Atlantique »
    Travaillant à leurs côtés « Il veut promouvoir une pastorale qui contribue à libérer l’homme de toute oppression, ce qui n’est pas sans provoquer des remous ».

    « Les familles plus simples se sont senties aimées, accompagnées, comprises »

    « Il découvre les contrastes entre… une richesse insolente et une misère criante… et d’autre part la richesse captivante de ceux qui sont pauvres aux yeux de Dieu »

    « Profondément engagé avec le peuple, il portait la parole de Dieu et, en même temps, il travaillait à la promotion humaine pour que les gens aient une vie digne. »

    « Il souffrait en permanence en voyant les gens humiliés et opprimés. Il clamait son désaccord face aux injustices et à la souffrance des personnes sans défense. »

    A Chamical, face aux grands propriétaires terriens et dans un contexte politique difficile, il crée et soutient :

     des mouvements de jeunes ruraux, avec le soutien du Secours Catholique argentin

     des instituteurs chrétiens du monde rural

     des syndicats de travailleurs (carriers, bûcherons, employés domestiques…) pour leur faire prendre consciences de leurs droits sociaux et du fait d’être exploités

     la coopérative pour la culture de la vigne

     la coopérative des tisseuses de laine avec l’aide du CCFD de l’Ardèche

     le centre de couture

    Gabriel et son vicaire Carlos de Dios Murias, franciscain argentin, savaient qu’ils mettaient leur vie en danger. « Chacun est surveillé, interrogé. Pendant trois nuits, j’ai perdu le sommeil. Il y a toujours des militaires devant le presbytère. Chaque fois qu’on sort, on se dit que ce sera peut-être la dernière fois. »

    Abattus comme des chiens…

    Ils ont été assassinés le 18 juillet 1976, à 5 km en dehors de Chamical, le long de la voie de chemin de fer. Les balles qui les ont tués provenaient de trois armes. Après leur avoir bandé les yeux et ligoté les mains, ils les ont poussés par-dessus le remblai et ont tiré à la mitraillette.

    Gabriel et Carlos demeurent des témoins non seulement inoubliables mais « présents » dans le cœur et la foi des chrétiens de Chamical.

    Ils sont devenus des martyrs de la foi appelés comme tels par les gens eux-mêmes, associés à ceux qui ont suivi sur ce même chemin du martyr : Mgr Angeleli, Wenceslas Pedernera, laïc de la paroisse, sans oublier ceux et celles qui ont été « disparus », quelque 30.000 personnes au nom de la liberté et de la démocratie.

    Eglise de Chamical

    Hommage à Gabriel

    Au moment de l’assassinat, les amis de Gabriel et Carlos avait fixé des croix sur un poteau . Ces croix ont été criblés de balles par les représentants de la dictature.

    Une marche pour se souvenir de Gabriel et Carlos

    L’évêque Angelelle et le consul de France. Plus tard cet évêque sera victime d’un accident !!!

    Le père Carlos

    Gabriel était aussi un artiste

  • SOUSCRIPTION POUR BEBERT…. l’AUTOCAR

    SOUSCRIPTION POUR BEBERT…. l’AUTOCAR

    Savez-vous qui est Bébert ? Nous ne parlons pas des Béberts du monde du club Vanau Sport…Point commun : tous les Béberts qu’on connaît sont fort sympas… Mais le Bébert dont on veut parler est un Bébert particulier,… c’est la dernière acquisition du Musée du Car.Contraction de Besset et de Berliet, Bébert est donc un autocar carrossé chez Joseph Besset sur châssis Berliet…Ce samedi 16 mai, à partir de 15h, lancement FESTIF d’une souscriptionLe lien pour revoir le reportage de France 3 sur ce sujet :http://www.dailymotion.com/video/x2ongh4_autocar-berliet-carrosse-besset-en-1949_autoUne seconde jeunesse pour Bébert ?Après la diffusion d’un reportage…..de Cécile BANASIK, journaliste,…et de Patrick PERREL, journaliste reporter d’images , des visteurs lointains sont venus au musée dont certains de Bordeaux…

    CARACTERISTIQUES de BEBERT…

    « Cet autocar Berliet carrossé par Besset en 1949
    constitue une étape intermédiaire avec sa cabine
    avancée, permettant une meilleure visibilité en
    éliminant l’inconvénient des longs capots
    habituels. Il s’agit donc d’un maillon important
    dans l’histoire de la carrosserie de cars.

    D’après Jean-François Colombet, rédacteur en chef
    de Charge Utile Magazine et spécialiste des
    véhicules Berliet, ce véhicule est le premier
    modèle de Berliet PCK8W sorti d’usine et le seul
    exemplaire connu à ce jour.
    La vitre arrière, gravée à l’effigie de Joseph Besset
    est à elle seule exceptionnelle. »

    Mais Bébert a besoin de travaux de rénovation pour retrouver un air de jeunesse…

    NATURE DES TRAVAUX

    « Le véhicule est complet, tournant, dans son
    état d’origine.
    L’intérieur en cuir est très bien conservé
    (quelques accrocs) mais nécessite un
    nettoyage.
    Le moteur, tournant, est à revoir. Le pont
    arrière est bloqué, l’état mécanique à réviser.
    La carrosserie présente de nombreux points
    de corrosion notamment autour des baies
    vitrées, l’arrière est à décabosser, la peinture
    est à refaire, les chromes à polir.
    Le coût total estimé pour les travaux est de l’ordre de 50 000€ »

    SOUSCRIPTION AVEC LA FONDATION DU PATRIMOINE

    Grâce au soutien précieux de la FONDATION du PATRIMOINE, une souscription sera officiellement lancée ce

    samedi 16 mai 2015. Cette manifestation se déroulera à l’entrée du village de Vanosc. Dès 15h : Animations gratuites pour petits et grands, jeux divers, chansons.. 17h00 : Inauguration officielle 17h30 : Verre de l’Amitié.

    Pour mémoire :
    Pour les particuliers, votre don ouvre droit à une réduction :

     de l’impôt sur le revenu à hauteur de 66% du don et dans la limite de 20% du
    revenu imposable.
    Exemple : Un don de 100 € = 66 € d’économie d’impôt.

     ou de l’Impôt sur la Fortune à hauteur de 75% du don, dans la limite de
    50.000€ (cette limite est atteinte lorsque le don est de 66.666€)
    Exemple : Un don de 100€ = 75 € d’économie d’impôt.
    Pour les entreprises, réduction d’impôt de 60% du don et dans la limite de
    5‰ du chiffre d’affaires. Exemple : Un don de 500 € = 300 € d’économie
    d’impôt.
    Votre don donnera lieu à l’émission d’un reçu fiscal par la Fondation du
    Patrimoine qu’il conviendra de joindre à votre déclaration d’impôt.

    L’équipe de La Vanaude vous accueillera CHALEUREUSEMENT, Isabelle interprétera, avec son talent habituel, des chansons contemporaines… à Bébert

    Besset …

    + Berliet…

    = Bébert l’autocar…

    Pour les personnes qui le souhaitent : vous pouvez consulter le bon de souscription

  • RITMOFIESTA INOXYDABLE… à BEAUZAC

    RITMOFIESTA INOXYDABLE… à BEAUZAC

    C’est de nouveau en terre altiligérienne, dans la charmante cité de Beauzac en la circonstance, que les infatigables musiciens de Ritmofiesta ont dégainé leurs notes rythmées et entraînantes.De ville en ville, en Iliade, l’épopée musicale continue…

    « Ce dimanche 10 mai, direction la Haute Loire à Beauzac à coté de Bas en Basset avec notre transporteur attitré : les autocars Fanget.

    Nous sommes partis de Vanosc à 11H pour pouvoir pique-niquer sur place. A notre arrivée, les conscrits s’affairaient au tir à l’oie d’une manière très différente de celle de Vanosc. (Il s’agissait là-bas,de couper la tête de l’oie avec un sabre). Il n’était pas prévu que l’on joue d’emblée mais l’enthousiasme des musiciens en décida autrement. Nous animons donc la fin de la course à l’oie et l’apéritif.

    Après un casse croûte pris sur l’herbe, le corso démarra à 15h en direction du centre médiéval de la ville de Beauzac. Le soleil était au rendez-vous et les bouteilles d’eau étaient les bienvenues.

    La journée se termina par une aubade au centre de Beauzac où se tenait la vogue.

    La petite troupe repartit de Beauzac avec la promesse faite aux organisateurs de revenir dans cette charmante petite ville.

    Pas de repit pour la Banda qui se produira ce jeudi de l’ascension pour le corso du Péage du Roussillon. Grosse saison pour la société qui accumule les sorties printanière et estivales. »