L’équipe municipale ne conteste pas la nécessité de revoir notre mode de production d’énergie face au changement climatique. Cette transition doit cependant se faire de façon intelligente, sans mettre en péril la faune et la flore, ni la ressource en eau. C’est pourtant ce qui se joue à Vanosc, à une époque où cette ressource se raréfie déjà.
L’enjeu est la protection des sources de Barbelles et de Champ du Bosc. L’enquête publique préalable à leur déclaration d’utilité publique a fait apparaître des vulnérabilités liées à l’implantation des éoliennes. L’arrêté du 24 avril 2026 réduit les mesures de protection prévues par rapport à celles fixées en 2018 : la pose de piézomètres de contrôle n’est plus prescrite, pas plus que la géomembrane imperméable qui devait entourer chaque pied d’éolienne. En cas d’accident technique, le risque est celui d’une pollution de l’eau potable par des huiles ou des produits refroidissants.
Sur place, l’équipe municipale constate que le dispositif présenté pour filtrer les particules autour des pieds d’éoliennes se limite à des bottes de paille. Cette installation interroge sur la façon dont les risques seront gérés dans la durée.

L’inquiétude tient aussi à l’augmentation de la taille des éoliennes annoncée depuis l’arrêté initial de 2018, sans que les études d’impact aient été reprises pour en tenir compte.
L’équipe municipale précédente s’était déjà opposée à ce projet, comme à celui des éoliennes de Vanosc, abandonné depuis. Cette intervention volontaire ne coûte rien à la commune : les frais d’avocat sont pris en charge par les requérants de premier rang.
La procédure suit maintenant son cours devant la Cour administrative d’appel de Lyon. Pour en savoir plus sur le dossier, rendez-vous sur le site de Préservons Vanosc !
